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Le Réseau des Cités de la Gastronomie

Cité de la Gastronomie à Tours, 5 questions à Emmanuel Hervé, Président de l’association qui porte le projet

1 / Le projet de Cité Internationale de la Gastronomie en Val de Loire a sensiblement évolué en 2015, pouvez-vous nous en préciser les principaux aménagements ?
L’année 2015 a été mise à profit pour travailler dans deux directions essentielles à l’avancée du projet ; d’une part nous avons constitué une entité juridique qui porte concrètement le projet, l’association Tours Cité Internationale de la Gastronomie en Val de Loire, et, dans le même temps, nous avons définit une méthode de travail et privilégié une stratégie visant à renforcer le contenu du projet. En effet, il nous est vite apparu que l’obsession de la construction d’un nouveau bâtiment risquait in fine de compromettre l’ensemble du projet. Nous a choisi de développer 4 thèmes qui constituent le socle de notre projet : 1/Formation et Recherche, 2/ Éducation, Santé et Bien être, 3/ Culture et Tourisme, 4/ Produits, Producteurs et Terroirs.

2 / Comment les 4 principaux axes d’activité que vous avez définis vont-ils s’illustrer et s’articuler entre eux ?
Nous ne partons pas de rien. Nous le savons dans le domaine de la recherche Tours dispose, avec les réalisations de l’IEHCA, d’un pôle universitaire unique en Europe. Tours accueille ainsi d’importantes manifestations telles que les Rencontres François Rabelais, des journées d’études et séminaires qui contribuent à une meilleure connaissance des patrimoines gastronomiques, mais aussi un salon de référence dédié aux vins de Loire, … . C’est le cas aussi du récent Salon du livre gastronomique qui devrait prendre de l’ampleur et devenir un nouveau grand rendez-vous pour les amoureux du livre de cuisine. Notre association va également favoriser les synergies transversales pour que chaque événement puisse se décliner et faire écho aux thèmes définis qui sont autant d’enjeux forts pour le territoire du Val de Loire.

3 / Au sein du Réseau, le projet de Tours doit devenir le « pôle moteur » de développement scientifique, qu’en est-il de la création de l’Institut des Sciences Gastronomiques et comment entendez vous y associer les 3 autres Cités de la Gastronomie ?
En effet Tours reste concentré sur la création d’un l’Institut des Sciences de l’Alimentation qui constituerait une première en France.
C’est un projet qui bénéficie du soutien actif et total des acteurs directement concernés ; l’Université , l’IEHCA et les collectivités locales. Nous allons prochainement faire des propositions dans ce sens pour faire émerger une véritable coopération universitaire dans le domaine des sciences de l’alimentation entre les 4 Cités grâce aux liens que chacune entretient avec ses universités.

4 / La Cité de la Gastronomie à Tours bénéficiera-t-elle d’un lieu identifié, quelles principales activités pourra-t-on y trouver ?
Il est probable que l’on s’oriente vers une Cité de la Gastronomie multi site avec plusieurs lieux dédiés. Mais nous pouvons annoncer que concernant le premier thème ( Formation & Recherche ) un bâtiment de près de 1700 m2 (plus un jardin de 1300 m2) en plein centre de Tours sur le Boulevard Béranger. Ce lieu sera ouvert aux étudiants aux chercheurs et aux citoyens .
Nous travaillons avec la Ville et l’Université pour finaliser son aménagement en 2017 (dont une partie dès septembre 2016) et permettre d’y accueillir notamment la Cité de la Gastronomie, l’Institut des Sciences de l’Alimentation, et l’IEHCA . C’est un très beau bâtiment du cœur de ville qui va permettre d’incarner la Cité et notre projet aux yeux des tourangeaux et plus largement de tous ceux qui viennent découvrir Tours et sa région.

5 / Quelles sont les prochaines étapes et rendez-vous prévus en 2016 ?
La finalisation de la mise à disposition et l’emménagement dans les bâtiments du boulevard Béranger sont en eux-même des étapes très importantes. Dans le même temps, nous allons continuer de travailler sur le contenu de notre projet et développer des actions de préfigurations fortes . Le succès du « Grand Repas » qui a réunit plus de 30 000 convives le 21 janvier dernier nous encourage évidement à prolonger cette opération à l’automne. Ce sera une illustration de notre volonté de rassembler le plus grand nombre autour des valeurs du repas gastronomique des Français tout en donnant du sens à un projet qui est à la fois pédagogique, festif et éminemment valorisant pour notre région et ses producteurs.