DOCUMENTATION / ARCHIVES / PRESSE



• COLLOQUES & JOURNÉES D’ÉTUDES
Dans le cadre de l’élaboration du dossier de candidature UNESCO, la Mission a mis en place avec Julia Csergo – responsable scientifique du dossier de candidature – un Conseil d’expert qui, par ses travaux, a contribué à l’élaboration du dossier de candidature.
En 2009 le Conseil d’expert a participé aux deux journées de réflexion intitulées :
-«Penser le patrimoine gastronomique»
-«Patrimoines, Territoires, Communautés»
Un premier colloque a également été organisé au Sénat portant sur « La Gastronomie, un patrimoine culturel vivant ».
Sénat, mars 2009
Par ailleurs, dans le cadre de la préparation des mesures de sauvegarde de l’élément qui composent la deuxième partie du dossier de candidature, la Mission a organisé les entretiens Del Duca dont la problématique était « Comment mettre en valeur notre patrimoine gastronomique et le transmettre aux générations futures ? »


Ces journées d’études et colloques ont rassemblé de nombreuses personnalités d’horizons et de spécialisations multiples, la Mission les remercie une fois encore pour leur participation et leurs apports pour l’élaboration du dossier de candidature.

Javier Perez de Cuellar, mars 2009, Sénat
PODCAST PHILIPPE MEYER

Chronique de Philippe Meyer 01.12.2010 RGDF et PCI
ÉCOUTER LA CHRONIQUE Sur France Culture
• CAHIERS DE LA GASTRONOMIE
Dans le cadre de l’élaboration du dos Les Cahiers de la gastronomie sont une revue-laboratoire qui entend favoriser la reconnaissance culturelle et patrimoniale des pratiques alimentaires en France et dans le monde. Les Cahiers contribuent par les réflexions qu’ils initient, par les débats qu’ils suscitent, à l’émergence d’une culture gastronomique et à sa mise en valeur. Les Cahiers s’adressent à toutes celles et tous ceux qui estiment que l’art du bien manger et du bien boire fait partie de la culture des peuples et du patrimoine de l’humanité. Les Cahiers dans cet esprit accueillent des auteurs de tous horizons et compétences; géographes, artistes plasticiens, philosophes, écrivains, cuisiniers, journalistes, réalisateurs, …

          


• ANCIENS EDITOS
Le Réseau des Cités de la Gastronomie, un outil original et fédérateur.

Le 19 juin 2013 le gouvernement français s’est prononcé en faveur de la création d’un Réseau des Cités de la Gastronomie réunissant les projets défendus par Dijon, Lyon, Paris-Rungis et Tours.

Le lancement officiel de cet outil original fera date dans l’histoire de notre gastronomie, de sa mise en valeur et de sa transmission au plus grand nombre. Chacune des Cités de la Gastronomie, en conservant son autonomie de gestion et de programmation, s’efforcera de développer des manifestations culturelles conformes aux engagements de la France vis-à-vis de l’UNESCO. La création des ces nouveaux établissements est, rappelons-le, la mesure phare du plan de gestion qui nous engage collectivement devant l’institution onusienne en charge de la science, de la culture et de l’éducation.

Aujourd’hui chaque Cité de la Gastronomie consolide son programme d’action, précise son modèle économique et affine ses stratégies de partenariat pour que naissent entre 2016 et 2020 les premiers lieux de culture dédiés à la connaissance du patrimoine gastronomique et à sa transmission.

Les Cités doivent devenir les écrins des métiers, des connaissances des savoir-faire qui font de notre gastronomie un des meilleurs atouts de la France. Le Réseau des Cités de la Gastronomie favorisera les coopérations, les mutualisations, les coproductions d’événements et les échanges de bonnes pratiques notamment dans le domaine crucial de la formation et de l’information des métiers de la restauration.

Le Réseau pourra ainsi stimuler les effervescences créatives de chacun de ses membres pour le plus grand bonheur, souhaitons-le, des français attachés à leur culture culinaire et des nombreux étrangers désireux de goûter un peu de notre art de vivre.

Reste donc à vous souhaiter une très belle et savoureuse année 2014 !

Le Parlement Européen célèbre la gastronomie

Le 12 mars, le Parlement Européen a adopté en séance plénière une résolution en faveur de la valorisation du patrimoine gastronomique européen. Il s’agit d’un texte en tout point remarquable* qui devrait faire date dans l’histoire de la gastronomie européenne.

Une résolution qui considère la gastronomie comme « l’une des manifestations culturelles les plus importantes de l’être humain » et rappelle « qu’elle fait partie de notre identité et est un élément essentiel du patrimoine culturel européen ainsi que du patrimoine culturel des États membres ».

Voici un texte plein d’audace qui enjoint les États membres à « développer les aspects culturels de la gastronomie, à soutenir la diversité culinaire européenne, à intégrer aux différents systèmes éducatifs nationaux l’apprentissage d’une alimentation et nutrition saine, des ateliers du goût, ainsi que la connaissance et la culture des aliments et la gastronomie ».
Si les efforts dans le domaine de la culture et de l’éducation sont au cœur des recommandations, le Parlement Européen prend soin de rappeler l’importance de la gastronomie pour l’économie et le tourisme des régions d’Europe.

La MFPCA s’associe à l’intégralité des recommandations tant elles traduisent à l’échelle européenne les valeurs que nous avons défendues pour obtenir l’inscription par l’UNESCO du « repas gastronomique des Français » au patrimoine culturel immatériel de l’humanité et que nous poursuivons aujourd’hui avec le Réseau des Cités de la Gastronomie.
Un Réseau qui doit s’emparer de ces importantes recommandations pour jouer un rôle majeur en matière de coopération et d’échanges entre États membres. Recenser, répertorier, transmettre et diffuser la richesse culturelle de la gastronomie européenne, voilà une magnifique mission à partager entre les futures Cités de la Gastronomie.

Nous saluons chaleureusement une initiative européenne qui a rassemblé une très large majorité de députés désireux de défendre un élément essentiel de notre culture et de notre patrimoine. Forts de cette résolution nous continuerons de l’affirmer, notre gastronomie est une culture et, à ce titre, mérite d’être mieux soutenue et accompagnée par une vraie politique culturelle … comme nous y invite l’Europe !



consultez l’intégralité du rapport en cliquant ici

France PCI : nouvelle association pour la promotion des éléments français inscrits au Patrimoine Culturel Immatériel de l’UNESCO

En mai 2012 à l’initiative du Centre Français du Patrimoine Culturel Immatériel (CFPCI) des représentants des éléments français inscrits au PCI ont envisagé la création d’une l’association dont l’objet permettrait notamment :

– de promouvoir auprès du public l’esprit de la Convention ainsi que les éléments inscrits sur ses listes

– de faciliter l’échange et le partage d’informations, de connaissances et d’expériences ainsi que les collaborations, à l’échelle nationale et internationale, dans le domaine de la sauvegarde du PCI

– d’être une force de proposition et de réflexion auprès des acteurs du PCI en France et dans le monde.

Les statuts de l’association ont été déposés en préfecture le 14 février 2014 et un bureau a été élu lors de la 2eme Assemblée Générale. Le bureau est donc composé de M. Pierre Courjaret (Président, Fauconnerie), Jacques Perot (Vice-Président, Ostensions septennales limousines), Séverine Cachat (Secrétaire, directrice du CFPCI) et Pierre Sanner (Trésorier, repas gastronomique des Français). Le CFPCI assure à ce stade le secrétariat de l’association et rassemble ainsi l’ensemble des informations sur chaque des éléments inscrits au PCI de l’UNESCO à ce jour.

Le représentant du ministère de la Culture et la directrice du CFPCI ont indiqué aux participants que la prochaine session du Comité intergouvernemental pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel se tiendra à Paris du 24 au 28 novembre 2014.

Les membres de l’association France PCI ont souhaité qu’à cette occasion soient organisées des manifestations ambitieuses afin de souligner l’importance de la convention de 2003 et l’intérêt que la France porte à la mise en valeur de son patrimoine immatériel en général et des éléments inscrits depuis 2009 en particulier.

Des réflexions sont menées pour concevoir une exposition sur les éléments français du PCI mais aussi des événements de sensibilisation, des rencontres internationales et toutes manifestations susceptibles de mieux mettre en valeur ces belles expressions de notre patrimoine et de notre culture.

France PCI réunit des communautés représentant les éléments suivants (par ordre d’inscription sur la liste représentative et avec leur représentant) : Géants et dragons processionnels de Belgique et de France, la tradition du Tracé dans la charpente française, la tapisserie d’Aubusson, le Maloya (île de la Réunion), le savoir-faire de la Dentelle au point d’Alençon, le repas gastronomique des Français, le Compagnonnage , l’Équitation de tradition française, le Fest-noz, la Fauconnerie, les Ostensions septennales limousines.



Pour plus d’informations consulter le site du CFPCI : http://www.cfpci.fr/elements-francais-inscrits
• EDITO 2015
Le tourisme, un trésor national !

C’est par ces mots que Laurent Fabius, ministre des Affaires étrangères et du développement international, a débuté jeudi 11 juin son discours de réception du rapport établi par le conseil de promotion du tourisme.

Le document liste 40 mesures pour que, d’ici 2020, la France relève le défi et redynamise un secteur d’activité fortement concurrentiel qui en France produit 7 % de la richesse nationale et concentre près de 2 millions d’emplois non délocalisables.

Rapport remis le 11 juin 2015 à Laurent Fabius

Rapport remis le 11 juin 2015 à Laurent Fabius


Les chiffres sont cependant trompeurs et ont probablement malicieusement faussé l’analyse de notre situation ; première destination en nombre de visiteurs – 83,7 millions de touristes étrangers en métropole en 2014 -, la France se retrouve au 4eme rang si l’on considère le revenu global que génère ce secteur.
Le rapport, dont les travaux ont été coordonnés par Philippe Faure, rompt avec une tendance parfois lourde à l’autoflagellation pour dessiner les axes d’une action concertée innovante et audacieuse ; renforcement de l’innovation et des outils numériques pour faciliter la venue et le séjour des touristes, effort sur la qualité d’accueil dont le ministre souligne avec tact et … diplomatie que nous avons sur ce thème « de belles marges de progression » ! La formation et la valorisation des métiers qui ont « en partage une rare richesse humaine, une empathie du client, une intelligence du geste » sont au cœur des préoccupations.

Le volet consacré à la promotion de la gastronomie et de l’œnotourisme met également l’accent sur l’impérieuse nécessité de rompre avec un discours complaisant laissant à penser que nous serions inattaquables.
Nos atouts sont réels et s’expriment entre autre à travers la « haute couture des grands chefs » ou la diversité et richesse des terroirs.
En revanche le rapport souligne que la situation reste délicate pour le « prêt-à-porter des bistrots de moyenne gamme » qui du fait d’une qualité souvent discutable contribue à fragiliser l’image d’un pays où l’on mange bien. Des efforts sont d’autant plus nécessaires que 30 % des touristes place la gastronomie en tête de leur motivation pour venir en France.


Des propositions d’actions concrètes ont été définies ; renouvellement de l’opération « goût de France », effort en faveur du « vinotourisme, soutien aux guides gastronomiques nationaux, appui aux politiques de promotion des produits et développement de marques véritables, évolution des Journées du Patrimoine en Journées DES Patrimoines permettant de promouvoir le bâti et l’immatériel avec la même force comme nous l’avions indiqué dans le plan de gestion de l’inscription du repas gastronomique des Français au patrimoine de l’UNESCO…

A notre tour nous préciserons que les Cités de la Gastronomie sont des outils qui, à l’échelle nationale et régionale, s’inscrivent dans une stratégie de promotion et de mise en valeur de la gastronomie française, ce monument bien vivant de notre patrimoine !

Lire le rapport du conseil de promotion du tourisme.